Le printemps est de retour et avec lui les pollens ! La rhinite allergique concerne chaque année de plus en plus de personnes ce qui n’est pas étonnant au vu des habitudes alimentaires de beaucoup.

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Voici quelques pistes à suivre pour  limiter les yeux rouges et le nez qui coule …

Plus d’un quart de la population souffre de rhinite allergique liée en partie aux pollens. Elle associe éternuements en salves, picotements et écoulement nasal et s’accompagne souvent d’ une conjonctivite allergique avec larmoiements et irritation des conjonctives oculaires. Il s’agit d’un mécanisme de défense de l’organisme qui essaie de bloquer les allergènes, dès leur premier contact avec les muqueuses et avant même leur entrée dans les voies respiratoires.

L’inflammation et l’écoulement dépasse le seuil de tolérance quand le taux d’histamine et d’immunoglobulines (IgE) augmente au-delà d’un seuil qui augmente progressivement d’une crise à l’autre. On parle de sensibilisation.

Parmi les pollens en cause, celui du noisetier est le plus précoce. Sinon ce peuvent être ceux de graminées, de certains arbres (platanes, cyprès, bouleau, troènes) ou des céréales. Ils vont donc survenir à des dates variables. Lorsqu’on connaît le pollen contre lequel on réagit on peut commencer un soin naturel idéalement avant la période connue de pollinisation.

Différentes formes d’allergies :

Il existe différentes formes d’allergies. Le terme allergie  désigne une réaction  excessive de l’organisme à un agent extérieur (allergène ou antigène) auquel il est particulièrement sensible. Lorsque l’agent sensibilisant est présent en permanence dans l’environnement, l’allergie est dite permanente. C’est le cas lors des allergies ou intolérances alimentaires, à la poussière, aux acariens. Dans le cas des pollens, mais aussi de certaines moisissures, le déclenchement des crises est en relation avec un calendrier précis, qui correspond à la présence de l’agent sensibilisant dans l’environnement ; l’allergie est alors dite saisonnière ou intermittente.

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Systèmes digestifs et immunitaires

Si l’on réfléchit un instant à notre corps on s’aperçoit qu’il existe de multiple passage permettant un échange constant entre nous et notre environnement. Ainsi les pores de la peau, les narines, la bouche sont autant de portes d’entrée et de sortie dans notre organisme. C’est la raison pour laquelle nous possédons un système immunitaire extrêmement sophistiqué et complexe capable de filtrer comme à l’entrée d’un lieux sacré qui rentre, qui ne rentre pas …
Deux tiers du système immunitaire se trouvent dans le système digestif. Sa fonction principale est de faire la distinction entre ce qui fait partie de soi et ce qui n’en fait pas partie et de supprimer ce qui est étranger en déclenchant un assaut inflammatoire grâce à différents agents du système immunitaire. La nourriture est étrangère, mais notre système immunitaire apprend depuis notre naissance à la reconnaitre et à ne pas causer d’inflammation. Quoique au vu du nombre d’intolérances alimentaires actuelles il serait bon de tenir compte des alertes que notre corps nous envoie lorsque nous mangeons certains aliments  qu’il reconnait de moins en moins comme tels … c’est un autre chapitre que celui des allergies alimentaires. La raison pour laquelle les différentes étapes de la digestion sont si fondamentales, est qu’elles vont  moduler grandement le seuil de réactivité des cellules immunitaires.
Ce seuil de tolérance peut être diminuée lorsque plusieurs facteurs s’additionnent : une consommation régulière et prolongée d’aliments inflammatoires, un stress chronique, une infection (rhume, grippe, etc), un médicament, des prédispositions génétiques ou des agents environnementaux tels que les pollens.
Pour faire barrière, notre intestin possède des cellules intestinales qui sont serrées les unes contre les autres. Il existe régulièrement dans cette muraille de cellule des “passages” comme dans les remparts d’une cité avec des gardiens . Derrière ces passages et ces gardiens se trouvent des cellules de votre système immunitaire. En cas de stress chronique, certaines cellules intestinales (ou issue de notre alimentation, comme le gluten et le sucre) créent de l’inflammation au niveau de la barrière intestinale ce qui à la longue provoque des brèches permettant dans un premier temps aux cellules du système immunitaire qui se trouve dessous d’accéder directement aux particules alimentaires. Le seuil de tolérance est dépassé et le système immunitaire crée des anticorps contre les aliments qu’il traite comme des corps étrangers. Il libère encore plus de composants inflammatoires pour les détruire.
C’est un cercle vicieux : plus il y a de composants inflammatoires, plus il y a de cellules immunitaires, plus il y a d’espaces entre les cellules de la barrière intestinale. C’est ce que l’on appelle l’hyperperméabilité ou la porosité intestinale.

Allergie printanière, intestin et foie et parfois kilos superflus : les liens

À cause de la mauvaise alimentation que nous consommons et que nous digérons mal, de l’eau acide que nous buvons, du stress social et professionnel que nous subissons ou que nous imposons à notre intestin , il devient rare de rencontrer des personnes dont le système digestif fonctionne correctement. Ce qui aboutit à un état inflammatoire chronique souvent banalisé et une porosité intestinale rendant l’effet barrière inefficace. L’ensemble de l’organisme fonctionne moins bien, car le corps absorbe moins bien les nutriments et trop ce qui doit être éliminé, ce qui perturbe aussi le fonctionnement hormonal et peut augmenter les fringales, favoriser le stockage des graisses, favoriser la résistance à l’insuline et à la leptine. Bref rien de bon pour votre silhouette, votre santé et vos performances physiques … en plus de vos soucis allergiques.

Quand au foie,  il est l’organe privilégié de détoxication du corps et comme la barrière intestinale ne joue plus son rôle il est assailli de toxines à traiter et il est débordé. Se retrouvent alors dans la circulation sanguine un tas de toxines indésirables occasionnant des réactions allergiques en boucle.

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Du printemps à l’été les plantes libèrent leurs pollens pour favoriser leur reproduction.

Cela commence avec des pollens d’arbres :  bouleaux, aulnes, noisetiers, frênes…puis arrive la grande saison des pollens de graminées, fourragères et céréalières et suit la saison des herbacées :  comme la pariétaire, l’armoise, le plantain…

Les allergènes peuvent présenter des similitudes de composition ou de structure. L’organisme sensible à un allergène donné peut alors développer une réaction allergique à d’autres allergènes ayant une structure ressemblante : c’est l’allergie croisée.

Les allergies croisées entre pollens et fruits ou légumes sont les plus fréquentes, par exemple l’allergie aux pollens de bouleau et aux pommes, aux fruits à noyau, aux kiwi et aux noisettes,  l’allergie aux pollens d’armoise et au céleri ou aux épices ou encore l’allergie aux pollens de graminées et à la tomate ou à la pomme de terre.
On considère que les personnes allergiques aux pollens présentent deux à trois fois plus fréquemment une intolérance alimentaire que la population générale. Le plus souvent, c’est l’allergie aux pollens qui se manifeste en premier.

Généralement décalées dans le temps, les allergies croisées sont cependant imprévisibles. La réaction à l’allergie croisée se manifeste souvent de manière bénigne par des picotements dans la bouche et la gorge lors de la consommation d’un aliment proche du pollen auquel vous êtes allergique, et passe souvent inaperçue. Les symptômes peuvent néanmoins être plus sévères : oedème, conjonctivite, rhinite, asthme, etc.

Quelques pistes …

Choisir son alimentation : limiter voir supprimer temporairement les aliments pro-inflammatoires : gluten, laitage, sucre, additifs, colorants, alcool, … c’est la base et favoriser le végétal, le cru, le vert, les plantes aromatiques : romarin ciboulette, persil … . Consommer des huiles végétales première pression à froid CRUES riches en oméga 3 ( colza, lin chanvre, noix, capeline). Limiter les aliments auxquels on est réactif de façon évidente 🙂 Dans la période concernée par les crises il faut éviter tous les aliments histamino-libérateurs car ils aggravent les crises. L’histamine est en effet la molécule active dans l’allergie.
Ces aliments sont notamment : charcuteries, fromage, yaourt, choucroute, œufs de poisson, poissons en boites, vin, bière, Et bien sûr manger dans le calme et MASTIQUER pour aider sa digestion.

Prendre soin de sa flore et de sa barrière intestinale. Les probiotiques en  améliorant la qualité de la flore intestinale et l’état de la barrière intestinale améliorent la qualité de vie et une diminue les symptômes des rhinites .

Chouchouter son foie : éviter les aliments défavorables … ,  favoriser les protéines végétales le soir, manger des pissenlits, de la roquette, des artichauts, des oignons ( surtout les rouges riches en quercétine) , des radis,  du raifort …  et tout ce qui est amer . Faire des lavements de café.

S’aider de compléments alimentaires : bourgeons de cassis, de romarin,oméga 3, vit D, magnésium, manganèse, complément de quercétine, zéolite, glutamine, teintures mère de pissenlit, chardon-marie, artichaut, radis noir ( si on n’a pas de carrière vésiculaire :)), fumeterre, huile essentielle de citron, romarin verbénone, estragon,  … selon son terrain

 

Personnellement j’ai été allergique aux pollens pendant 25 ans … avant de connaître la naturopathie !

Sources :

La détox  – Christine Josifoff- Gauthier

Allergie dossier Objectif notre santé n° 37

Cours de naturopathie Cénatho 2007