La consommation de sucre raffiné a énormément augmenté ces dernières années.
Aux Etats-Unis, la consommation annuelle de sucre est passée de 55 kg en 1970 à presque 70 kg en 2000.
Même si vous ne mangez pas de bonbons et ne buvez pas de sodas, il y a grande chance que vous ingériez quand même de grosses quantités de sucre:

  • Certains muesli et cornflakes contiennent 25% de sucres simples.
  • Pour rester au déjeuner, les yaourts et compotes contiennent des sucres ajoutés.
  • Dans le ketchup et les sauces en pot, on ajoute aussi beaucoup de sucre.
  • La confiture se compose souvent pour moitié de sucre.
  • Sur l’emballage de certains produits figurent les indications « non sucré » ou « 0% de sucre », or ces produits peuvent très bien contenir du sirop de maïs ou du jus de fruit concentré.
  • Même dans certaines charcuteries ou sauces spaghetti, on trouve des sucres ajoutés.
  • Peu importe de quel sucre il s’agit (glucose, fructose, sucrose). Les sucres ajoutés n’ont aucune valeur ajoutée pour la santé; ils ne font que la détériorer car ils sont acidifiants, pro-infammatoires, entretiennent nos sautes d’humeur et nos défauts d’attention.

Remplacer les sucres par des édulcorants En cette saison où les magazines féminins y vont de leur crédo anti-kilos, entre conseils diététiques judicieux et régimes farfelus, la tentation est grande de simplement remplacer le sucre par des édulcorants. Depuis notre plus tendre enfance, le goût sucré est associé à quelque chose de doux, bon, rassurant. L’industrie agro-alimentaire l’a bien compris et répond au désir du consommateur de pouvoir continuer à se gaver de produits sucrés, la culpabilité et les calories en moins ! En progression depuis les années 80, le cheminement des édulcorants de l’industrie à la bouche est plutôt chahuté : études scientifiques contradictoires, allégations, rumeurs, déclarations des autorités sanitaires, contre-expertises, etc. Le consommateur est parfois bien en peine de s’y retrouver, d’autant que les « faux sucres » avancent souvent masqués dans les ingrédients. Par ailleurs, sont-ils aussi utiles qu’espéré, voire totalement inoffensifs ?

Il semble que la consommation de produits sucrés ou édulcorés entretienne une dépendance croissante au goût sucré, que les édulcorants perturbent la capacité naturelle du corps à évaluer les calories absorbées et à réguler la prise de nourriture en regard de la satiété, avec pour conséquence ultime une prise de poids alors que c’est justement ce que l’on voulait éviter !Dans ses recettes, l’industrie agro-alimentaire combine les édulcorants et les additifs compensatoires : émulsifiants, stabilisants, agents de texture, gélifiants, épaississants, exhausteurs de goût, arômes… et sel. En effet, le sel a la propriété de renforcer les goûts sucrés et les arômes mais aussi de masquer l’amertume des ingrédients, comme certains édulcorants… En conséquence, le bilan calorique des produits light est parfois équivalent voire plus lourd que celui du produit « normal ». Le bilan santé, quant à lui, se voit plombé par la quantité d’additifs et de sel utilisés !

On ne peut donc que recommander la vigilance, une nourriture fraîche et saine et le choix d’un sucre d’origine naturelle à titre occasionnel.

Une façon rapide de se débarrasser de son addiction au sucre est de prendre un petit déjeuner et un repas de midi principalement protéiné et de ne s’autoriser du sucre qu’après 16h. De cette façon on reste en phase avec sa physiologie enzymatique et on garde son énergie et sa bonne humeur…

Sources :  www. lanutrition.fr, La nutrition cellulaire active. DR Claude Lagarde Ed. Jouvence